L’histoire des Sœurs de Saint-Joseph commence au Puy-en-Velay (Haute-Loire) vers 1650 lorsque quelques femmes se regroupent, non seulement pour prier, mais aussi pour se mettre au service des autres.
Le père Jean-Pierre Médaille, jésuite, les accompagne dans leur démarche.
Elles sont encouragées par Monseigneur Henri de Maupas, évêque du Puy-en-Velay, qui officialise la création de la nouvelle congrégation religieuse le 15 octobre 1650.
Les Sœurs de Saint-Joseph soignent les malades, accompagnent les pauvres, recueillent les orphelins… et assurent également l’enseignement des enfants.
A Ormes, elles étaient installées dès les années 1840 dans la maison qui se trouve aujourd’hui au n° 220 de la rue Joseph Sandre.
Instituteurs présents à Ormes
de 1836 à 1936
d'après les recensements
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1836
BALAY Jean-Baptiste : instituteur
CRETIN Jeanne Marie : institutrice -
1841
NOËL Sylvain : instituteur
LAURENT Claude Marie Nicolas : instituteur
POTHIER SAINT-PARISE Emilie : institutrice -
1846
Sœur Saint Victor : institutrice
Sœur Marie Alphonse : institutrice -
1851
MOUTON Jacques : instituteur
REYDELET Marie Louise : institutrice privée (St Joseph)
BON Marie Antoinette : sous-maîtresse d’institution (St Joseph) -
1856
MAZOYER Denis : instituteur
REYDELET Dorothée : institutrice religieuse
BON Marie Antoinette : sous-maîtresse -
1861
ROLLAND Célestin : instituteur
MASSON Jeanne Marie : institutrice religieuse
CHAPOUNOT Claudine : institutrice religieuse
PARNET Antoinette : institutrice religieuse -
1866
PARRIAUD Jean Denis : instituteur
GUILLOT Marie Josephte : institutrice religieuse
BRETIGNY Claudine : institutrice religieuse
UXON Césarine : institutrice religieuse -
1872
PARRIAUD Jean Denis : instituteur
GUILLOT Marie Josephte : institutrice
CHINQ Marie : institutrice, venue de Suisse
UXON Césarine : directrice de la salle d’asile -
1876
PARRIAUD Jean Denis : instituteur
BURDET Jeanne Anthelmette : institutrice
BOURGEOIS Marie Louise : institutrice
UXON Césarine : directrice de la salle d’asile -
1881
PARRIAUD Jean Denis : instituteur
BUDIN Anne : institutrice
LEGRAND Marguerite : institutrice
ROY Marguerite : institutrice adjointe
VALOT Thérèse : institutrice adjointe -
1882
VIOLOT Fanny : institutrice publique
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1886
PARRIAUD Jean Denis : instituteur
GOYARD Léonie Jeanne : institutrice
PETIT Reine : institutrice
LEGRAND Marguerite : institutrice
ROY Marguerite : institutrice adjointe
BADEL Marie : institutrice adjointe
LAVOYER Marie : institutrice adjointe -
1888
Nomination de Joseph SANDRE
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1891
SANDRE Joseph : instituteur public
GOYARD Léonie Jeanne : institutrice publique
PHILIPPE Esther : institutrice congrégationiste
BOIVIN Marie-Eulalie : institutrice congrégationiste
ROY Marguerite : institutrice congrégationiste -
1896
SANDRE Joseph : instituteur public
GOYARD Léonie Jeanne : institutrice publique
DORIER Maria : institutrice publique adjointe -
1897
Départ de Joseph SANDRE
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1906
PRUDHON Jules Marie Joseph : instituteur public
SERRE Marie-Emilie : institutrice publique
JOLLY Marie Louise : institutrice adjointe publique -
1911
PRUDHON Jules Marie Joseph : instituteur public
SERRE Marie-Emilie : institutrice publique
JANIN Louise : institutrice publique
PARRIAUD Jean Denis : instituteur retraité -
1921
PRUDHON Jules Marie Joseph : instituteur public
BAJARD Jeanne : institutrice publique
GUILLERMIN Marguerite : institutrice publique -
1926
ROLLAND Claude François : instituteur public
GEAY Germaine Jeanne : institutrice publique
PACAUT Sidonie Joséphine : institutrice publique -
1931
TERRIER Albert : instituteur public
TERRIER Yvonne : institutrice publique
MATHY Marcel : instituteur retraité
FRETIAUX Jean François : instituteur retraité
BOY Jules Alphonse : professeur retraité -
1936
TERRIER Albert : instituteur
TERRIER Yvonne : institutrice
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En Gaule
En Gaule
L’enseignement, purement oral, est assuré par les druides.
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Après la conquête romaine
Après la conquête romaine
Des écoles publiques s’ouvrent.
L’enseignement se fait en latin.
Il est réservé aux garçons et aux filles des classes aisées. -
5e-7e siècles
5e-7e siècles
Les écoles antiques sont remplacées par les écoles chrétiennes.
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8e siècle
8e siècle
Charlemagne favorise l’ouverture d’écoles.
Elles sont dirigées par les abbés et les prêtres.
À Aix-la-Chapelle, il crée une école où sont admis les enfants de toutes les classes sociales.Jusqu’au 13e siècle, ce sont les abbayes, notamment celle de Cluny, ainsi que les écoles rattachées aux églises qui concentrent l’éducation des enfants, riches ou pauvres.
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1110
1110
Création du Collège Sainte-Geneviève, le premier collège préfigurant la création de l’Université de Paris.
Pierre Abélard, né près de Nantes en 1079 et décédé en 1142 à Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône, en est à l’origine.
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1215
1215
Création de l’Université de Paris au Quartier latin et des premières universités provinciales comme celle de Montpellier où François Rabelais fait ses études de médecine. Maîtres et élèves sont uniquement de sexe masculin.
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1257
1257
Fondation à Paris du Collège de la Sorbonne.
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15e siècle
15e siècle
Invention de l’imprimerie par Johannes Gutenberg.
De plus en plus d’écoles apparaissent, en dehors des églises, mais elles restent sous le contrôle de l’Eglise catholique.
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16e siècle
16e siècle
Après la Guerre de Cent ans, renaissance de l’enseignement primaire.
L’Eglise catholique a besoin de l’école pour combattre la vague réformiste protestante.
Essor des Congrégations religieuses enseignantes dont celle des Jésuites qui crée écoles et collèges.
L’enseignement y est donné en latin. -
Jusqu’au 17e siècle
Jusqu’au 17e siècle
L’enseignement concerne surtout les garçons de la noblesse et de la bourgeoisie.
François Rabelais fait exception : dans Gargantua, publié en 1534, il imagine une abbaye où l’on pourra aussi instruire les filles. -
1633
1633
Fondation par Vincent de Paul des Filles de la Charité chargées d’instruire les enfants pauvres.
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1681
1681
Jean-Baptiste de La Salle ouvre des écoles de charité où les enfants pauvres sont accueillis gratuitement. L’enseignement est fait en français.
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1686
1686
Madame de Maintenon crée à Saint-Cyr, près de Paris, une école pour les jeunes filles aristocrates pauvres.
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1698
1698
Pour lutter contre le protestantisme, Louis XIV ordonne l’ouverture dans chaque communauté villageoise d’une école gratuite dont le maître sera un prêtre ou une personne choisie par lui.
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1762
1762
Parution de Émile ou De l’éducation, essai dans lequel Jean-Jacques Rousseau prône le respect de l’enfant, trop souvent soumis à une discipline de fer.
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1773
1773
Expulsion de France des Jésuites mais c’est toujours l’Eglise catholique qui contrôle la formation des enfants.
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1789
1789
À la veille de la Révolution, seuls 47 % des hommes et 27 % des femmes savent signer le registre des mariages.
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1792
1792
Le député de Paris, Nicolas de Condorcet, propose une loi pour que l’école publique soit laïque, libre, gratuite, égalitaire.
La loi n’est pas votée. L’enseignement reste réservé aux classes aisées -
1794
1794
Création de la future École Polytechnique.
Création de l’Ecole normale supérieure.
Création du Conservatoire National des Arts et Métiers, destiné à l’éducation permanente. -
1795
1795
Création des écoles centrales départementales, ancêtres des lycées.
Elles sont dépourvues d’enseignement religieux. -
1799
1799
A la fin de la Révolution, l’école n’est ni gratuite, ni obligatoire, les maîtres sont peu formés et mal payés.
Les « maisons d’école », à la charge des communes, sont sous le contrôle de l’Eglise. -
1802
1802
Napoléon ne s’intéresse qu’à l’enseignement secondaire et supérieur.
Les congrégations religieuses enseignantes chassées pendant la Révolution sont autorisées à revenir. -
1806
1806
Création des lycées. Les filles en sont exclues.
Le latin reste d’usage.
Création de l’Université impériale qui regroupe tous les établissements scolaires. -
1808
1808
Création du baccalauréat. Pour les garçons uniquement.
À Strasbourg, création de la première Ecole normale d’instituteurs. -
1826
1826
Création des « salles d’asile » : de simples garderies au début, charitables et religieuses, elles deviendront en 1881 les écoles maternelles, publiques et laïques.
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1828
1828
Premier ministère de l’Instruction publique.
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1833
1833
Loi Guizot : chaque commune de plus de 500 habitants est tenue d’ouvrir une école publique de garçons. Elle doit fournir un logement et un salaire au maître.
L’enseignement n’est ni obligatoire ni gratuit.
L’instituteur est nommé par un comité composé notamment du maire et du curé de la commune.
Chaque département doit créer une Ecole normale d’instituteurs. -
1838
1838
Premières écoles normales d’institutrices.
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1850
1850
Loi Falloux : Les communes de plus de 800 habitants sont incitées à ouvrir une école de filles.
Amélioration du statut des instituteurs.
Rétablissement du contrôle de l’Eglise sur l’enseignement public.
L’école est payante mais un système de bourses existe. -
1861
1861
Julie-Victoire Daubié est la première femme à obtenir le baccalauréat.
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1866
1866
Jean Macé crée La Ligue française de l’Enseignement qui se bat pour que l’instruction soit gratuite, obligatoire et laïque.
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1867
1867
Loi Victor Duruy : chaque village de plus de 500 habitants doit disposer d’une école publique élémentaire pour les filles.
Après la défaite de 1870 contre les Prussiens, l’enseignement devient une priorité nationale.
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1879
1879
Obligation pour les départements d’entretenir une École normale d’institutrices.
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1880
1880
Loi Camille Sée : elle institue les collèges et les lycées publics de jeunes filles.
Pour celles-ci, il n’existait auparavant que des établissements privés ou religieux, comme les couvents des Ursulines. -
1881
1881
Loi Jules Ferry :
L’instruction primaire est obligatoire pour « les enfants des deux sexes de 6 ans révolus à 13 ans révolus ».
L’école publique est gratuite et laïque.La morale et l’instruction civique remplacent l’enseignement de la religion.
Le jeudi, institué jour de congé, offre la possibilité d’aller au catéchisme.Institution du Certificat d’études primaires.
Instituteurs et institutrices sont rémunérés et contrôlés par l’Etat.
Création et gratuité des Cours complémentaires.
Création de la première École normale supérieure de jeunes filles et d’une agrégation féminine.
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1886
1886
Les religieux ne peuvent plus travailler dans l’enseignement public.
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1905
1905
Loi de séparation des Églises et de l’Etat.
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1911
1911
Création du CAP (Certificat d’aptitude professionnelle).
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1924
1924
Le baccalauréat s’ouvre largement aux filles.
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1925
1925
Les programmes enseignés aux filles dans les collèges et les lycées sont les mêmes que ceux destinés aux garçons.
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1926
1926
Création du Brevet professionnel.
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1930
1930
Gratuité de l’enseignement secondaire.
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1932
1932
L’Instruction publique devient l’Education nationale.
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1936
1936
Loi Jean Zay : l’instruction est obligatoire jusqu’à 14 ans.
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1940-1944
1940-1944
Pendant l’Occupation allemande, les congrégations religieuses retrouvent le droit d’enseigner et les écoles privées sont subventionnées.
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1945
1945
Création de l’ENA (École nationale d’administration).
Création de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) et de l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance) qui aident les États à organiser la scolarisation dans leur pays.
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1957
1957
Suppression de l’examen d’entrée en 6ème.
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1959
1959
La scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans.
La loi Debré offre des contrats aux établissements privés. -
1966
1966
Création des IUT (Institut universitaire technologique) et des UER (Unité d’enseignement et de recherche) dans les universités.
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1967
1967
Création du BEP (Brevet d’études professionnelles).
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1968
1968
La mixité devient la norme à tous les niveaux d’enseignement.
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1972
1972
Le mercredi devient jour de congé à la place du jeudi.
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1973
1973
Création du DEUG (Diplôme d’études universitaires générales).
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1975
1975
La réforme Haby met en place les structures actuelles : école maternelle, école primaire, collège unique, lycée afin d’obtenir le baccalauréat.
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1981
1981
Officialisation des ZEP (Zones d’éducation prioritaire).
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1985
1985
Création du baccalauréat professionnel.
Projet de faire accéder 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat. -
1986
1986
Création des masters.
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1989
1989
Loi d’orientation. Évaluation des résultats scolaires en français et en calcul.
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1990
1990
Création du corps des professeurs des écoles.
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1998
1998
Harmonisation de l’enseignement et des diplômes entre les différentes universités européennes.
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2004
2004
Loi affirmant le principe de laïcité dans les écoles.
Extension de l’Europe au monde entier d’Erasmus, programme d’échanges d’étudiants et d’enseignants, créé en 1987. -
2007
2007
Autonomie des universités.
Les pratiques scolaires
En Gaule, la population parlait une langue celte.
Après la conquête romaine, elle adopte le latin.
Celui-ci va petit à petit devenir le francoys puis le français.
L’enseignement est réservé aux classes aisées, pour les garçons et pour les filles, jusqu’à 15 ans.
Jusqu’à 20 ans, pour les garçons seulement.
On écrit avec un stylet – sorte de poinçon – sur des tablettes de bois recouvertes de cire.
Ces tablettes ont été utilisées jusqu’au milieu du 19e siècle.
Pour l’apprentissage du calcul, on se sert de jetons ou de cailloux (calculi, en latin).
Charlemagne n’aurait su lire qu’à 30 ans…
Né en Chine, le papier se diffuse à partir du 11e siècle.
Pour écrire, on utilise jusqu’au début du 19e siècle une plume d’oie trempée dans de l’encre. Celle-ci est fabriquée avec des noix de galle broyées.
À la plume d’oie, succède la plume d’acier emmanchée sur un porte-plume. Puis, le stylo… plume !
Au Moyen Âge, on entre à l’université à 14 ans.
Le premier abécédaire en français, ABC des simples gens, paraît en 1420.
Orthographe : jusqu’au 16e siècle, on ne distingue pas le v du u et le i du j.
Les Aventures de Télémaque, écrites en 1689 par Fénelon, archevêque de Cambrai, est le premier ouvrage de littérature pour la jeunesse.
Les cahiers de classe apparaissent au début du 18e siècle.
Le cahier de texte, au début du 19e siècle.
Le bon point date du 18e siècle. Il s’appelait alors un privilège.
Le terme instituteur se manifeste en 1792. Auparavant, on disait magister, écolâtre, maistredescole, régent, gouverneur, coutre, recteur, marguillier, maître d’école…
Depuis 1989, les professeurs des écoles ont remplacé les instituteurs.
Fouet, bâton, martinet, bonnet d’âne en carton, mise au coin, cachot sous le bureau ou dans un placard, lignes à copier de 200 à 500 fois, oreilles tirées, gifles sur les joues, mise à l’eau et au pain sec, coups de baguette ou de règle sur les doigts… ont longtemps été les punitions employées par les maîtres pour corriger les élèves.
D’origine américaine ou écossaise, le tableau noir s’est répandu au milieu du 19e siècle. Au fil des ans, il est devenu vert foncé avant de céder la place dans certaines classes au tableau papier et au tableau blanc numérique.
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Les travaux d’aiguilles
1850 -
La Bibliothèque rose
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Le Tour de France... La récréation
1870 -
La gymnastique
1880 -
L'ardoise
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Les vacances
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La Bibliothèque verte
1920 -
Les Albums du Père Castor
1930 -
Le stylo à bille
1960
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vers 1874
Ecole des soeurs de Saint-Joseph
vers 1875
Ecole des soeurs de Saint-Joseph
1882
Ecole d'Ormes
vers 1902
Ecole d'Ormes
vers 1904
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vers 1916
Ecole d'Ormes
vers 1917
Ecole d'Ormes
vers 1918
Ecole d'Ormes
vers 1927-1928
Ecole d'Ormes
vers 1920-1921
Ecole d'Ormes
1933
Ecole d'Ormes
1942
Ecole d'Ormes
vers 1945
Ecole d'Ormes
1945-1946
Ecole d'Ormes
1948
Ecole d'Ormes
1946-1948
Ecole d'Ormes
vers 1947
Ecole d'Ormes
1952
Ecole d'Ormes
1951-1952
Ecole d'Ormes
1954-1955
Ecole d'Ormes
vers 1964
Ecole d'Ormes
vers 1953-1954
Ecole d'Ormes
1961-1962
Ecole d'Ormes
1959-1960
Ecole d'Ormes
1961-1962
Ecole d'Ormes
1972-1973
Ecole d'Ormes
vers 1974-1975
Ecole d'Ormes
1975-1976
Ecole d'Ormes
1980-1981
Ecole d'Ormes
vers 1980
Ecole d'Ormes
1980-1981
Ecole d'Ormes
vers 1983
Ecole d'Ormes
1982
Ecole d'Ormes
1984
Ecole d'Ormes
1985-1986
Ecole d'Ormes
1992
Ecole d'Ormes
vers 1985
Ecole d'Ormes
1995-1996
Ecole d'Ormes
vers 1992
Ecole d'Ormes
vers 1996
Ecole d'Ormes